L’onanisme ou la passion du plaisir solitaire
L’onanisme, terme poétique pour désigner la masturbation, est une pratique sexuelle désignant l’auto-excitation des parties génitales et plus des zones érogènes dans le but d’aboutir à une jouissance autonome et solitaire.
Histoire de la masturbation
De la condamnation à l’éloge, la masturbation est sujet relativement peu étudié historiquement parlant mais au combien révélateur des moeurs d’une époque.
C’est aussi un prisme par lequel il est possible de comprendre le discours d’une époque sur le corps, discours dont le monopole successivement été détenu par l’Eglise, le Corps médical empreint d’une morale bourgeoise et dorénavant l’Individu libetaire.
Un réflexion inspirée par les travaux de Michel Foucault et son Histoire de la sexualité (volumes I, II et III) parue de 1976 à 1984.
De la condamnation à l’éloge de la masturbation
En Occident, la masturbation fut longtemps interprétée sous l’angle morale comme un vice moral, une perversion du corps et de l’esprit.
Un péché
Si la morale chrétienne a toujours condamné l’onanisme, c’est tou d’abord le corps médical au XVIIIe siècle qui a sévèrement condamné la masturbation.
Une maladie
Cette condamnation associait la masturbation à une « maladie », une déviance qu’il fallait à tout prix soigner via la prévention de la masturbation en utilisant des ceinture de chasteté, l’insensibilisation des parties génétale voire l’ablation comme par exemple l’excision du clitoris.
Cette condamnation du plaisir, individuel, solitaire, est révélatrice d’une époque dominé par la morale puritaine bourgeoise du XVIIIe siècle qui réduisait la sexualité à sa fonction essentiellement biologique, la reproduction.
Utilité clinique de la masturbation
Or, la masturbation est bien un phéonomène naturel de découverte du fonctionnement des organes génitaux, d’apprentissage de la sexualité. Comme Woody Allen l’explique si bien, z’il fait bien l’amour, « c’est parce qu’il s’est longtemps entraîné tout seul ». Aussi, selon une étude australienne effectuée auprès de 2 250 hommes âgés entre 20 et 50 ans, la masturbation masculine diminuerait les risques de cancer de la prostate.
Tagged as: Jouissance · Masturbation · Onanisme
Pas de commentaire
Pas encore de commentaire.
Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URL
Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.
